Citation

"Même si des milliers de kilomètres séparent des amis, le coeur ne connaît pas de distance"
(Nina Sandmann)

"Les rêves ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas"
(Extrait de "Jade et les sacrés mystères de la vie" de François Garagnon)

"Celui qui veut cherche les moyens, celui qui ne veut pas cherche des excuses." (Proverbe arabe)




mardi 29 novembre 2011

Sousse

Jeudi 24 - mercredi 30 novembre  2011

Le genou n'ayant pas dégonflé de la nuit et Anne sentant qu'elle est incapable de pédaler, nous décidons de demander conseil à Dr Mimi. Elle écarte la tendinite, reste l'hématome, une fissure du plateau tibial ou un épanchement.  Il faut voir un médecin s'il n'y a pas d'amélioration dans les 48h.  Mais nous préférons agir tout de suite et pour la deuxième fois, nous appelons Touring, qui nous envoie à la clinique de Bizerte.  Super prise en charge, rien de cassé (ouf), 4 à 5 jours de repos pour le genou jusqu'à ce qu'il retrouve sa taille normale.
Nous décidons de passer ce repos à Sousse (250 km), dans la maison de Sadok.  Nous prenons donc le train (toute une aventure :  grève des bagagistes, portes du fourgon vélo impossibles à ouvrir ou à fermer, retards, super ambiance avec des militaires en permission,...) et atteignons Sousse à 22h où Salem (un neveu de Sadok) tout sourire nous attend.  Il nous installe et nous soigne comme des coqs en pâte.  Jérôme dira :"il est hyper sympa et moi je me fais gâter plus que les autres!", un vrai tonton !

La maison de Sadok est très bien située : au cœur de la ville, dans la Médina, face au port marchand.  Nous profitons de la vue, de la proximité des souks et marchés, d’une vraie cuisine, de bons lits, … Hmm.
Ces quelques jours de repos forcé font du bien même si Emmanuel (avec l'aide de Salem) ne chôme pas : beaucoup de petites courses aux quatre coins de la ville pour remplacer ce qui est cassé, égaré, usé, vidé, entretien des vélos, lessives, blog (le téléchargement de photos est toujours très compliqué), ...  École encore et toujours, mais assis à table cette fois.


Vendredi matin, après un bon petit déjeuner tunisien préparé par Salem (la Tunisie est reine de la pâtisserie !), nous faisons la connaissance de Ridha, ami de Sadok avec qui nous discutons beaucoup.  Il connait tout (ou presque) et dans un français impeccable nous explique son pays, ses habitants, les tensions et enjeux du moment, les merveilles et difficultés, ... c'est passionnant.

Samedi  matin, nous sommes réveillés par des cris (je dirais même plus des jurons), une grosse engueulade.  Il pleut fort depuis deux heures.  Le spectacle est saisissant : la rue est rivière, une charrette de fruits et légumes s’est renversée, la roue droite s’étant détachée en passant sur la taque d’égout que le gardien avait retirée pour faciliter l’écoulement, …  Mais la solidarité joue rapidement, le cheval est détaché et écarté, ce qui peut être sauvé du chargement est mis en hauteur, une camionnette le prendra, la roue est rattachée, seules restent quelques tomates, mandarines et pommes flottant dans la rue.
Mais samedi est aussi jour de fête : Bonne année !  A l'occasion de l'Hégire, nouvelle année 1433 du calendrier musulman, nous sommes invités à manger le couscous traditionnel chez un frère de Sadok.  Nous rencontrons enfin sa famille dont il nous a déjà tant parlé; ses parents, frères, sœurs et neveux (quelques-uns seulement, c'est une très grande famille!).  C'est un très bon moment, Salem fait le lien, traduit, les enfants se regroupent, nous parlons avec beaucoup de gestes et de sourires, découvrant la Tunisie de l'intérieur.

Dimanche, nous revoyons Ridha, accompagné d'Habib, marionnettiste (entre-autre), métier inhabituel en Tunisie.  Il nous parle de son métier (beaucoup plus complexe que ce que l'on croyait).  Il écrit lui-même les pièces, toujours avec une morale, les fait jouer par les acteurs pour mieux sentir et définir les mouvements, puis enregistre une bande son.  Sous le castelet (les marionnettes sont sur tiges, tenues à bout de bras), ils sont 5 ou 6 pour les manipulations.  Il utilise plusieurs techniques : classique, jeux de lumières avec la phosphorescence et ombres chinoises. Ses spectacles s'adressent aux enfants mais chacun en retire quelque chose en fonction de son âge.  Il joue aussi bien dans la rue que dans les théâtres.  Nous espérons assister à une de ses représentations fin de l'année.

Les premières photos de Tunisie sont là, les dernières d'Italie aussi !  Régalez-vous!
Nous repartons jeudi matin vers le sud, Sfax, les îles Kerkennah, le parc national de Bou Hedma, Tozeur,...
Demain, mercredi, les préparatifs du départ et la visite du port nous occuperont !

5 commentaires:

  1. Vos photos sont magnifiques et nous livrent par procuration une touche orientale tellement agréable en cette fin d'année. Même les jurons ont bon gout !! Courage à Anne pour son genou et bon rétablissement. Bisous à tous des Otte

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  2. bonjour,
    Je suis chez Jean et Denise... Ils lisent votre histoire et peuvent aussi se réjouir de vos photos de Tunisie.
    Gémas come ils vennent de se connecter, et les photos d'Italie sont innaccessibles ... Savez-vous pourquoi ?
    Papy René

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  3. Nous avons trouvé pourquoi... "qui fait la malin,...". Désolé pour Jean et Denise que nous saluons au passage ! Les 6.

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  4. Chers 6

    Prompt rétablissement à Anne ! Chapeau pour votre courage ! Ces quelques jours de repos vous auront fait le plus grand bien ! Merci pour les merveilleuses photos !
    Sommes impatients de lire la suite de vos aventures ! Gros bisous de Danielle & Benoît.
    Papattes de Loulou !

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  5. Je suis épatéee par la rigueur et la richesse de vos écrits.On aurait été satisfait de deux,tois lignes mais là on est plus que content de tant de détails. Bravo aux pédaleurs et à son équipe de "journalistes en Belgique".
    Bisous,
    Anne D.

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